Quand la peur s’installe, la grâce décampe !* Et rien ne va plus.

“L'inquiétude c'est comme un "rocking-chair", vous êtes toujours en mouvement mais vous n'allez nulle part !” – Joyce Meyer

L’expérience m’a prouvé que l’inquiétude nous amène bien quelque part mais pas où on voudrait aller. Il a quelques semaines, j’ai pris la direction d’un nouveau projet. Le projet était en retard et des livraisons attendues dans les deux mois à venir. Personne n’y croyait. Malgré tout nous avons réussi, grâce à l’effort de toute l’équipe et à un pilotage très serré de ce qui était requis.

J’ai démarré ce projet par hasard. J’y ai mis toute mon énergie et passé beaucoup plus d’heures que prévu afin d’en assurer le succès. Comme j’avais toujours deux autres projets à diriger, je n’arrivais pas à me débarrasser d’un sentiment de ne pas être à la hauteur ; je m’inquiétais de ne pas réussir à rencontrer mes obligations.

Puis est arrivé ce qui devait arriver. Je me suis retrouvée super stressée à bousculer tout le monde pour garder le temps prévu des séances. Du coup, j’ai dû faire de la récupération auprès de mes collègues. Pas du tout efficace.

Evidemment, on pourrait penser que j’aurais pu mieux m’organiser. C’est vrai. Je suis en général très bonne là-dedans – c’est même une de mes forces. Mais là, j’ai perdu tous mes moyens.

Que s’est-il passé ? J’ai laissé la peur s’installer. C’est cette peur qui m’a fait penser que je devais tout faire pour hier, que je devais éviter de « perdre » du temps en séance avec les collègues.