Croire que c'est possible

Comment ne pas se laisser ralentir par la résistance au changement

"Elle y croyait alors elle l’a fait" - R.S. Grey

Réussir un projet c’est souvent dépasser les résistances et amener l’équipe à voir les choses autrement. Ne baissez pas les bras face aux doutes. Ils sont normaux. Ils vous aideront à identifier les enjeux à traiter

Je pense sincèrement qu’un facteur de succès pour réussir un projet est de ne pas se laisser arrêter par des commentaires comme : « C’est bien joli en théorie mais en pratique ce n’est pas possible ! », « Je suis d’accord avec l’idée mais je pense que dans la réalité c’est une utopie ».

Si on écoute ces avis, au mieux on progresse homéopathiquement, au pire on stagne.

Si on y croit, si on essaie, le pire sera de ne pas tout à fait atteindre le but mais de s’en approcher le plus possible. Comme l’a si bien dit Oscar Wilde : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles ».

Souvent, on rencontre des gens qui ont une pensée binaire – soit on fait une chose, soit on fait l’autre. S’il est vrai que certains choix sont exclusifs, souvent ce n’est pas le cas. En aménageant des solutions différentes, on peut passer du OU au ET.

Deux exemples vécus récemment.

Dans un projet, j’émets le souhait qu’à terme les membres d’une équipe de développement puissent chacun travailler sur tous les éléments du système. Bien sûr, il y aura toujours des expertises plus pointues mais chacun devrait avoir une connaissance de base de tous les domaines. Ceci afin de rendre les résultats globaux de meilleure qualité et d’obtenir une plus grande flexibilité lors de l’assignation des tâches.

Le responsable d’équipe n’y croit pas et me sert cette réponse : « C’est bien joli en théorie mais en pratique ce n’est pas possible – on va perdre des gens ».

La deuxième partie de sa réponse est intéressante, elle soulève un enjeu à prendre en considération. La première relève plutôt du frein. Si on vise la Lune, on ne doit pas s’y arrêter. On doit plutôt travailler à identifier les éléments qui empêchent d’atteindre l’objectif et trouver des solutions pour les contrer. Dans cet exemple, on peut imaginer plusieurs variantes :

  • Laisser le choix aux membres de l’équipe

  • Laisser du temps aux membres de l’équipe pour développer d’autres compétences – ne pas être trop agressif dans le temps alloué pour atteindre l’objectif

Un deuxième exemple quant à l’organisation de la relève pour un comité de direction bénévole d’une organisation.

Le comité actuel m’a approchée pour que je reprenne la direction du comité. Je n’y suis pas trop favorable – selon moi il serait mieux que je démarre d’abord par un poste au sein dudit comité. Finalement, ils sont dans l’embarras, personne ne veut prendre cette responsabilité. J’accepte donc le poste en mentionnant que nous devrions mettre en place un processus qui éviterait de se retrouver dans la même situation à l’avenir. J’imagine une situation où nous aurions des candidats qui se porteraient volontaires pour siéger au comité plusieurs mois avant l’échéance.

La réaction ne se fait pas attendre : « C’est une utopie ! Il y a très peu de gens qui sont prêts à s’investir, c’est toujours difficile de trouver des volontaires. » Sans nier la difficulté de ce défi, si on ne change rien, c’est évident que le problème reviendra !

Ma proposition est donc de mettre en place un groupe de réflexion pour améliorer le processus de renouvellement du comité.

On atteint rarement le résultat désiré sans sortir de sa zone de confort.

Et vous, qu'en pensez-vous ? Avez-vous des expériences similaires ou différentes ? Faites-moi en part, je serai ravie d'en discuter avec vous!

Illustration : œuvre de Mélanie Bénard Tremblay, 2019, © Marakoudja

© 2017 Marakoudja Sàrl

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